Cyberguerre et guerre de salon

cyber war
Les derniers cyberincidents qui se sont produits en Géorgie (voir également cet excellent article du New York Times) tendent à me conforter dans l’idée que j’avais avancée il y a de cela quelques années, soit que nous sommes en train d’assister à l’émergence de ce que j’appelle « la guerre de salon ». De plus en plus, les conflits politiques vont se répercuter sur le Web. Cette répercussion peut être pacifique, par l’utilisation du Web pour dénoncer pou faire des pressions politiques politique par exemple, ou elle peut être violente, c’est-à-dire que les parties prenantes au conflit peuvent décider de lancer des représailles informatiques contre des cibles appartenant à l’adversaire.

Or, un des caractéristiques de ce genre de conflits, c’est que n’importe quel individu le moindrement habile en informatique peut décider de se lancer dans le conflits, et ce, tout en restant dans le confort de son logis – de là le terme de « guerre de salon ». Cela marque clairement une tendance à la hausse : les individus peuvent désormais « supporter » les opérations militaire d’un État en visant les infrasctructures critiques d’une société via des cyberattaques. Évidemment, cela se fait à des degrés bien différents, mais cela représente tout de même un élément qui tend à être récurrent à traver les conflits contemporains.

Il apparaît donc clair que les défenseurs de la thèse voulant que les nouvelles technologies de l’information et des communications (NTIC) représentent une plateforme offrant un gain de pouvoir aux individus contre les organisations, est en train de se vérifier. Peu à peu, l’État perd de son monopole à mener des cyberopérations militaires. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’avant l’entrée des États-Unis en Irak, les autorités responsable de la sécurité aux États-Unis avaient sommés les « hackers patriotes » de ne pas se mêler du conflit. Un avertissement qui non seulement est lourd de sens, mais qui marque également la relative incapacité de l’État à empêcher ce genre d’actes de se produire.